Lectures Confucéenne et Taoïste
Débutant
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Les lecteurs qui abordent le I Ching par l'écrit de langue anglaise le rencontrent souvent présenté comme un choix entre deux lentilles : une lecture « confucéenne » et une lecture « taoïste ». Ce cadrage est assez courant pour mériter qu'on l'aborde directement — et il vaut la peine d'être honnête sur son origine réelle.
La propre division de la tradition
L'érudition chinoise sur le Yijing s'organise depuis des siècles autour d'un autre couple, plus ancien : xiàngshù (象數, « image et nombre ») et yìlǐ (義理, « sens et structure »). L'approche xiàngshù part de la structure même de l'hexagramme — les trigrammes, leurs positions, la cosmologie corrélative construite à partir d'images et de relations numériques. L'approche yìlǐ, dont l'énoncé fondateur est le commentaire de Wang Bi au troisième siècle, lit le texte plutôt comme un argument éthique et philosophique, demandant ce que signifie un passage plutôt que comment sa figure est construite. C'est la division principale que la tradition utilise pour se décrire elle-même, et elle précède et sous-tend tout cadrage confucéen/taoïste appliqué par la suite.
Où se situent réellement le « confucéen » et le « taoïste »
Les Dix Ailes, évoquées ailleurs dans ce parcours, sont un commentaire documenté compilé dans le milieu érudit confucéen — une influence confucéenne sur la manière dont le texte est lu est donc réelle et textuellement localisable. Un courant de lecture qui met l'accent sur la spontanéité, le lâcher-prise et le non-forçage est également réel et bien établi dans la manière dont le Yijing a été reçu. Ce qui n'est pas exact, c'est de traiter ces deux courants comme une paire nette et symétrique — « le I Ching confucéen » contre « le I Ching taoïste », deux moitiés appariées d'un même tout. Cette symétrie relève substantiellement d'un cadre de réception occidental, façonné par la manière dont le texte a été introduit et popularisé dans l'écrit de langue anglaise au cours du vingtième siècle, et elle aplatit une réalité plus stratifiée en un binaire que les érudits mêmes de la tradition ne reconnaîtraient pas comme leur distinction organisatrice première.
Lire les yeux grands ouverts
Rien de tout cela ne rend les lectures à teinte confucéenne ou taoïste inventées ou sans valeur — toutes deux nomment quelque chose de réel dans la manière dont le texte a effectivement été utilisé. Cela signifie les tenir comme un courant interprétatif plus tardif, superposé à une tradition d'érudition plus ancienne et davantage centrée sur la structure, plutôt que comme l'autodescription fondatrice propre du texte. Quand la division xiàngshù/yìlǐ et le cadrage confucéen/taoïste se fondent en une seule histoire vague — « le I Ching vous enseigne à lâcher prise et à suivre le courant » —, quelque chose de véritablement distinct en dessous se perd. Aurathea nomme ici la distinction pour que les deux ne soient plus jamais confondues.
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